dimanche 25 mai 2008

Oh miracle !

... Un strip ! (comic strip de son nom entier : petite bande dessinée de 3 cases (en général) ou plus ; définition pour mister Manticore X xD) Fait à l'arrache, comme d'habitude 8D !


Explications, histoire de pas être totalement largué :
Apple à gauche et Coconut à droite. On discutait du lycée dans lequel j'irai, vu que j'ai passé tous les examens d'entrée à un lycée hors secteur, à l'autre bout de la ville. Si chuis recalée, j'irai dans le lycée de secteur, avec Coco (et une grande partie des potos XD).

dimanche 18 mai 2008

Un rêve qui commence

Devait-elle frapper ou non ? Noémie n'était pas sûre de ce qu'elle faisait. Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose? Elle se trompait si souvent. De toutes façons, elle ne pouvait le savoir que d'une seule manière... Elle frappait à la porte. Celle-ci s'ouvrit assez rapidement. Il y avait une jeune fille qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Noémie ouvrit de grands yeux. Lucy était si belle ! Ce devait être la plus belle fille qu'ait vu Noémie. Elle avait de longs cheveux noirs et soyeux qui lui encadraient le visage, ses yeux étaient… étaient bleus clair, vert, jaune et même noir. Ils étaient envoûtants. Sa peau était claire et parfaite. Aucune impureté. Noémie inspira longuement. Elle se sentait si laide et négligée d'un coup. Lucy lui demanda ce qu'elle voulait. Elle avait une voix vraiment douce et mélodieuse...

-Tu es Lucy ? s'assura Noémie.
-Et bien... Oui. Que puis-je faire pour vous ?
-C'est au sujet de John.

Lucy porta la main devant son visage.

-Il lui est arrivé quelque chose ?
-Non, pas vraiment...
-D'abord, qui êtes vous ? Comment connaissez-vous mon John ?

Le "mon" était très accentué. Et son ton s'était fait agressif. Noémie comprit le problème entre elle et John. Lucy était trop possessive. Et même Noémie savait que ça énervait John à force.

-Je m'appelle Noémie. Je suis dans la classe de John. Et j'aimerai vous parler de lui.

Lucy ne fit rien. Elle examina Noémie des pieds à la tête, puis, dans un soupir de soulagement, lui fit signe d'entrer. Noémie le prit très mal que cette Lucy se permette ainsi de se comparer à elle. Mais elle ne le montra pas.
En s'asseyant avec Lucy sur le canapé, elle se rendit compte qu'elle ne savait pas quoi dire. C'était vraiment gênant. Ce n'était pas comme ça que sa vie allait s'améliorer. Et Lucy qui attendait qu'elle parle. Noémie respira lentement. Elle se lança :

-John m'a parlé de toi.

Petit sourire du côté de Lucy.

-Il m'a aussi dit que tu étais dépressive et qu'il n'en pouvait plus.
-Comment oses-tu, sale menteuse !

Lucy s'était brusquement relevé. Elle serra des poings.

-John m'adore, tu n'as aucune chance petite.

Noémie se leva à son tour. Elle devait faire au moins cinq centimètres de plus que Lucy. Mais elle ne répliqua pas dessus.

-Tu l'aimes ? demanda Noémie.

Lucy eut un rire trop aigu pour être vrai.

-Bien sûr que je l'aime ! Je ne vis que pour lui. Et il ne pourrait plus vivre sans moi !
-Tu sembles sûre de toi. C'est quand la dernière fois qu'il t'a parlé ?
-Mais il y a une heure à peine ! On s'est envoyé des textos.
-Et qui a envoyé le premier ?
-Et bien... Moi. Je m'inquiétais pour lui.
-Toi. C'est toi qui lui as parlé donc. C'est quand la dernière fois que lui, il t'a parlé ?
-Sors de chez moi.

Noémie avait touché un point très sensible. Lucy fronçait les sourcils, elle montrait la porte du doigt. Noémie n'insista pas plus longtemps. Elle savait que Lucy allait réagir. Plus qu'à espérer que John ait aussi la bonne réaction. Elle ouvrit la porte, et tomba nez à nez avec John. Ce dernier fut surpris, et Noémie encore plus. Elle dit son nom ; Lucy apparut derrière Noémie. Lucy redit son nom. John rougit, embarrassé. Il n'était pas encore prêt lui non plus. Mais il était venu. Pour soutenir Noémie ou lui dire de partir ?

-John, tu m'aimes encore, n'est-ce pas ?

La voix de Lucy était redevenue douce. Elle avait les larmes aux yeux. John fit non de la tête et s'excusa. Lucy grogna et poussa Noémie hors de chez elle pour claquer la porte.
Noémie observa John. Il souriait comme au premier jour. Il prit Noémie par la main et l'attira vers lui. Ils s'embrassèrent. Cela dura longtemps mais Noémie sentit quelque chose de froid contre ses joues. Elle arrêta le baiser et regarda John. Il pleurait. Il pleurait ! Mais pourquoi donc ?
Il s'excusa. Il dit à Noémie qu'il déménageait de nouveau. Elle ne le croyait pas. Elle eut cru qu'elle allait connaître le véritable bonheur mais elle s'était arrêtée avant. Elle voulut des explications, mais il dit qu'il préférait profiter du temps qu'ils avaient à eux deux. Il déménageait dans quatre jours. Il le savait depuis une semaine. Lorsque Noémie s'était déclaré à lui, il avait vraiment eut quelque chose à regretter. Noémie ne pleura pas. Non. Elle voulait montrer à John qu'il pouvait partir l'esprit tranquille,bien qu'elle l'aimât vraiment.

Ces quatre jours leur parurent courts, mais ils furent vraiment heureux d'être ensemble. Ils se promenaient au parc, mangeaient dans des petits restaurants le midi et beaucoup d'autre chose encore.
Quand vint l'heure du départ, ils ne surent plus quoi se dire. Ils restèrent à se regarder, pendant que la mère de John finissait de charger la voiture.
Noémie se blottit dans les bras de John et laissa pour la première fois depuis le jour où elle avait appris son départ, couler ses larmes.

-Tu pleures beaucoup dis moi.

Noémie regarda John. Il pleurait aussi. Elle rie, lui aussi. C'était vraiment dur pour eux deux. La mère de John appela son fils. Elle savait qu'il était triste, mais l'heure, c'était l'heure. Alors, à contrecœur, John fit ses adieux à Noémie en l'embrassant une dernière fois. Il monta dans la voiture et Noémie le regarda partir. Elle soupira. Elle ne serait donc jamais heureuse, c'était prouvé.
Alors, comme si cette histoire n'avait été qu'un rêve, elle repartit paisiblement chez elle. John lui avait appris sans le savoir qu'il ne fallait plus pleurer pour un rien et voir le bon côté des choses. Certes, son grand amour était loin d'elle à présent. Mais ils avaient vécu tant de moments ensemble... Elle s'accorda même un sourire en repensant à certains d'entre eux. Mais c'était un sourire lourd de tristesse.
Deux semaines passèrent. Les journées semblaient vides sans John. Les heures paraissaient interminables sans John. Les minutes avaient l'air d'être plus mélancoliques que les précédentes sans John.
Plus rien n'avait d'intérêt pour Noémie à présent. Chaque jour, elle espérait que John revienne. Et chaque jour il y avait de nouveau un faux espoir. Mais elle ne voulait pas se laisser entièrement détruire. Elle continuait de dormir en espérant rêver de John, elle continuait de manger en imaginait John près d'elle, elle continuait d'essayer d'écouter en cours en se rappelant de ce que John disait à ce sujet.
Bien sûr, elle allait mal sans John, mais elle ne voulait pas le laisser apparaître.

La sonnette retentit. Qui pouvait sonner à neuf heures du matin un dimanche ? Voila qu'elle était réveillée. Noémie alluma sa radio et referma les yeux. Elle entendit sa mère ouvrir la porte et parler. Mais rien d'autre. Qu'importe... Le sommeil revenait doucement. Puis quelque chose toucha le bout de son nez. Noémie ouvrit les yeux. Le visage de John était à quelques centimètres du sien. Elle referma les yeux et les rouvrit. John avait disparu. Elle se redressa, déçue. Et elle aperçu John assis par terre, tout sourire. Noémie le regarda, silencieuse, puis bondit sur lui en riant.

-Mais qu'est ce que tu fais John ?
-En fait, j'ai déménagé qu'à vingt minutes d'ici.
-Quoi !?

Noémie attrapa son oreiller et frappa John. Celui-ci riait et essayait vainement d'esquiver les coups. Puis il attrapa le bras de Noémie, l'empêchant ainsi de le taper, et l'embrassa. La mère de Noémie toqua à la porte en toussotant.

-Vous préférez des gaufres ou des pancakes ?

Noémie et John la regardèrent puis éclatèrent de rire. L'un demanda des gaufres et l'autre des pancakes. Ce fut le départ d'un nouveau fou rire. La mère de Noémie soupira et partit en disant "les deux alors !".
Le fou rire passa, et John donna enfin des explications.

-J'ai demandé à ta mère, je pourrais passer quelques week-end chez toi à condition de ne pas faire des choses... irréfléchies.

Noémie secoua la tête.

-Pourquoi tu ne m'as rien dis ?
-Et bien, je ne devais pas rester à côté. Ce n'était que de passage et imprévu. Je ne t'ai rien dis pour ne pas te faire de la peine de nouveau, lorsque j'aurais dut partir...
-Je comprends... Mais ça veut dire que tu restes près d'ici ?
-C'est cela même.

John sourit.

-Allez, j'te laisse te préparer. On a une longue journée devant nous...

Il ne dit rien d'autre, laissant le suspense planer au dessus de Noémie. Mais elle commençait à avoir l'habitude des surprises avec John.
Une demi-heure plus tard, ils arrivèrent devant...

-Un parc d'attraction ! !

Noémie n'en croyait pas ses yeux ! Elle n'avait jamais été à un parc d'attraction. John savait comment lui faire plaisir, ou bien ce n'était que des coïncidences ? En tout cas, l'intention était vraiment gentille. Elle s'amusa beaucoup durant la journée. Etrangement, elle savait que chaque moment passé avec John resterait éternel, quoiqu'il arrive.

Ainsi, à chaque week-end, ou presque, Noémie et John se voyaient. Ils s'amusaient toujours. John faisait preuve d'imagination pour trouver quelque chose de nouveau à faire. Il y avait eu de la piscine, un pique-nique, de la pêche, un cours de dessin, un volley...
Durant la semaine, Noémie était impatiente d'être le week-end. Mais elle ne négligeait pas ses cours. John disait qu'à chaque mauvaise note, ils passeraient une journée de moins ensemble. Cela avait un côté autoritaire, mais il voulait juste que Noémie réussisse ses études, et non les rate à cause de lui. Et ça marchait. Noémie avait de meilleures notes. Ses professeurs l'encourageaient à continuer sur cette voie, sans savoir vraiment de quoi ils parlaient.
Puis vint la fin de l'année scolaire. Noémie était triste de devoir passer ses vacances dans la maison de vacances familiale avec ses parents alors que John ne partait pas. Ils n'allaient pas se revoir avant un mois...
Le jour de son départ, elle remarqua qu'il y avait de nouvelles valises dans le coffre de la voiture. Elle interrogea ses parents, mais ils se contentèrent de sourire. Mais alors...
John sortit de derrière un arbre, avec son éternel sourire. Il cria "surprise" et mit sa dernière valise dans le coffre. Noémie remercia ses parents avec des étreintes. Elle ne pouvait plus arrêter de sourire. Un mois ensemble ! Un mois entier avec John ! Et ils ne risquaient pas de s'ennuyer. Il y avait une piscine dans le jardin, un bar et beaucoup de boutiques dans la ville d'à côté. Ce n'était pas possible d'être aussi heureuse. Noémie croyait rêver. Oui, c'était encore un rêve, mais cette fois-ci un merveilleux rêve... Elle allait se réveiller d'un instant à l'autre...
Noémie se réveilla. Elle était dans une voiture. Celle de ses parents. Ils étaient sur l'autoroute. Mais ça voulait dire que... Elle regarda à côté d'elle. John était en train de dormir, sa veste lui servait d'oreiller contre la vitre. Il sourit, dans son sommeil, ce qui surprit Noémie. Elle avait toujours l'impression qu'il savait tout. Même dans son sommeil, Noémie avait l'impression qu'il savait qu'elle le regardait, alors il souriait. Ce sourire qui aurait pu lui remonter le moral dans n'importe quelle situation...
Noémie sentit ses paupières se refermer. Elle sourit à John, bien qu'il ne puisse la voir, et se rendormit en rêvant à ses vacances...

FIN (<=oui enfin ! Et pour de vrai, hein !)

Nouvelle idylle

Bon, je sais ça fait un moment que je n'ai pas posté la suite de Noémie. Mais elle est finie. Aussi j'vais tout poster aujourd'hui, ça sera plus simple...


-Gagné !!

John se leva d’un coup, et s’applaudit. Un surveillant lui cria de faire moins de bruit, puis il eut la sonnerie. Noémie fit la moue. Elle n’avait pas gagné une seule fois. Et John qui commençait à danser, encore… Elle lui jeta un mauvais regard, puis sourit. Elle s’était bien amusée néanmoins. John était vraiment un garçon original. Il était drôle certes, mais c’était un humour spécial. Il avait une autre vision des choses. Et puis, il était vraiment gentil.
John arrêta sa danse. Il regarda Noémie puis sourit tendrement. Noémie rougit sans vraiment savoir pourquoi. Il rangea rapidement les pions et le plateau, puis attrapa le sac de Noémie. Il l’attendit à la sortie de la salle. Noémie reprit son sac, et ils allèrent ensemble en cours.
La journée avait bien commencé avec John, Noémie était de bonne humeur. Et contrairement à la veille, John se fit moins bavard pour suivre les cours. Il disait qu’il y avait un temps pour s’amuser, et un temps pour apprendre. Et en cours, on apprenait. Ces propos étaient paradoxaux avec son comportement de la veille. Il n’avait fait que parler. Noémie lui fit remarquer, mais il se contenta de rire.
Contrairement à elle, il pouvait être sérieux en cours. Il disait, modeste, qu’il avait d’assez bonnes notes. Mais il lui avait montré son dernier bulletin, et avoir plus de quinze dans toutes les matières au lycée n’était pas « d’assez bonnes notes » mais de très bonnes notes. Noémie ne préférait pas lancer un débat sur ce sujet. C’était peut-être sa façon de lui expliquer qu’il ne voulait pas ne plus rien faire en cours pour discuter avec elle. Maintenant qu’ils étaient devenus amis, il n’avait plus besoin d’être bavard…

-Euh… Noémie, pourquoi as-tu cassé ton crayon ? Questionna-t-il

Noémie baissa les yeux. En effet, elle avait forcé sur le crayon avec son pouce, et il avait cédé sous sa force. Il eut un silence, puis elle commença à pouffer de rire. John suivit, mais il se calma rapidement.
Noémie se sentait toute chose en présence de John. Ca ne lui était jamais arrivé. Avec Sam, elle avait une boule dans l’estomac, mais c’était surtout de la gêne ; alors qu’avec John, elle ne savait pas ce que c’était. Et puis… Noémie écarquilla les yeux. John venait de lui mettre une tape dans le dos.

-Alors, on ne mange pas demoiselle ?

Elle le regarda, comme si elle venait de voir un fantôme. Il l’interrogea du regard, elle se contenta d’acquiescer en lui donnant à son tour une tape dans le dos, assez forte celle-ci, au moment au il approcha sa glace de sa bouche. Le résultat fut assez comique. Avec la tape, son visage s’approcha de trop de la boule de glace, finit par la percuter et la faire tomber par terre. John commença à râler en s’essuyant la glace sur son visage, puis rie avec Noémie.
Voila comment se passait leur journée durant les semaines qui suivirent. Ils ne séparaient pas, ils ne faisaient que rire et plaisanter ensemble. John n’avait pas voulut se faire d’autres amis semblait-il. Et cela plaisait à Noémie. Elle avait redécouvert les joies de l’amitié, mais elle ne voulait les partager qu’avec John. Et il semblait réellement la comprendre, ce qui touchait Noémie. D’ailleurs, il semblait la comprendre pour tout. Il savait la faire rire, il savait ce qu’il fallait dire lorsqu’elle arrivait de mauvaise humeur au lycée, ou lorsqu’elle était perdue dans ses pensées. Mais ce n’était pas réciproque. Noémie ne savait jamais interpréter les expressions de John. Il avait l’air, quoi qu’il arrive, joyeux, sûr de lui. Et il refusait de parler de son passé. Il était très clair sur ce point : son passé, c’est son passé. Noémie ne comprenait pas sa réaction. Qu’avait-il à cacher ? Et c’était pareil pour d’autres choses. Il n’invitait jamais Noémie chez lui. Elle ne savait pas où il habitait même, alors que lui, il la raccompagnait chaque soir. Elle ne savait pas grand-chose sur sa famille, juste qu’il était fils unique et que sa mère était la seule à l’élever. Il n’approfondissait jamais, et Noémie respectait ce choix avec une note de regret.
On pouvait donc dire que son passé était très flou. Mais sinon, John lui racontait tout. Ses goûts, ses projets, ses impressions… Tout. Du moins c’était ce que pensait Noémie. Elle aussi lui racontait tout. Et cette confiance les rapprochait davantage. Mais quelque chose n’allait pas. Noémie était de plus en plus de gênée devant John, qui lui, semblait vouloir être plus proche d’elle. Elle avait l’impression d’être Ève qui prit conscience de sa nudité. Et elle ne comprenait pas pourquoi. John n’était qu’un ami après tout… L’était-il ? Ou plutôt, n’était-il qu’un ami ? Noémie ne pouvait pas tomber amoureuse du premier venu après ce qui s’était passé avec Sam. Ou était-elle toujours aussi dépendante à l’amour ? Une chose était sûre, elle restait très fragile mentalement, et ses insouciances l’empêchaient de dormir correctement. Encore une fois, elle commença à perdre l’envie de dormir. Elle passait la nuit à penser à son malaise avec John et les conséquences. Il le remarqua rapidement, mais cette fois, il ne comprit pas ce qui se passait. Il s’inquiétait chaque jour davantage pour Noémie, de plus elle ne voulait rien dire.
Puis un jour, vint la révélation qui décida de ce qui allait se passer. Le jour où Noémie vit de nouveau son monde perdre l’équilibre et changer. Jour où elle dit à John ce qu’elle s’était jurer de ne plus dire à quiconque.
Le jour commença comme à son habitude. John lui demanda ce qui n’allait pas, et Noémie lui répondait qu’elle ne comprenait pas de quoi il parlait. Mais à la place de se contenter de ceci, John lui prit la main et l’entraîna dans un coin tranquille. Il la fixait, elle fuyait son regard. Et là, il exigea des explications. Noémie voulut partir, mais il la plaqua contre le mur, doucement mais fermement. Elle eut les larmes aux yeux, elle avait peur de cette confrontation depuis longtemps. John la lâcha.

-Noémie, dis-moi ce qui se passe…
-Ne me demande pas ça…
-Noémie !

Il perdait patience, Noémie le voyait. Il lui sembla tout à coup imposant et froid. Elle se mordit la lèvre, et regretta son geste juste après. Elle ne pouvait pas lui dire.

-Noémie, parle.
-John…
-Explique toi, bon sang ! Ça t’amuse de me faire peur !
-Hein… ? De quoi parles-tu ?
-Oh ! Arrête ! Je m’inquiète pour toi tu sais. Tu ressembles à un mort-vivant !
-Sympa…
-C’est vrai. Tu dors plus ou quoi ? Mais tu vas me dire ce qui ne va pas à la fin ?
-C’est pourtant simple… Je ne sais plus vraiment…

Noémie déglutit péniblement, puis continua :

-Je ne sais plus ce que je ressens pour toi, John.
-Nous ne sommes plus amis, c’est ça ? Qu’est ce que j’ai fait ?
-Rien, tu m’as mal comprise… Je suis désolée John…

Silence. John la regarda un instant, puis tourna des talons et s’en alla. Noémie n’eut pas le courage de le retenir. Elle avait encore tout gâché. Elle gâchait toujours tout. Elle n’aurait jamais d’amis comme ça. Toujours à cause de l’amour. C’était à cause de l’amour qu’elle avait perdu sa meilleure amie, Sam, et maintenant John. Il ne l’aimait pas. Elle avait eu de faux espoirs… Qui se sont anéantis brusquement. Fallait-il qu’elle reste idiote toute sa vie alors qu’elle avait déjà reçu une leçon ?
Noémie se laissa glisser contre le mur, puis, accroupit, se permit de verser toutes les larmes de son corps. Les cours venaient de reprendre, il n’y avait plus personne dans les couloirs pour la voir pleurer. Encore. Non, elle ne pouvait pas être surprise en train de pleurer. Les autres lycéens avaient déjà une opinion assez mauvaise sur elle depuis l’histoire avec Sam, les choses allaient empirer avec John. Elle se releva tant bien que mal, essuya ses larmes avec sa manche et entreprit de sortir du lycée.
Une fois dehors, elle regarda autour d’elle, espérant qu’il n’y ait pas de lycéen à l’extérieur non plus. Il y avait une personne, en face d’elle, de l’autre côté de la rue. La personne frappait désespérément un tronc d’arbre. C'était John. Noémie fit un pas vers lui, tendant la main. Elle ne serait pas la seule à souffrir peut-être. Mais pourquoi lui serait triste ? C'était lui qui l'avait rejetée. Décidément, Noémie ne comprenait pas. Quelque chose lui échappait mais elle ne voulait pas découvrir la vérité. Cela serait sans doute encore plus dur à affronter, c'était pour cela que John n'avait donné aucune explication avant de partir. Oui, sans doute...
Noémie fit le chemin du retour. Il fallait qu'elle s’éloigne de John. Il fallait éviter qu'il... Noémie s'arrêta. Une sorte de cri douloureux sortit de sa gorge. Elle tomba à genou et pleura de nouveau. Quoiqu'elle ait pu penser, ce qu'elle ressentait pour John n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait ressentit pour Sam. Non, John, elle l'aimait sincèrement.
Au bout d'un certain temps, ses sanglots cessèrent. Elle fixait le sol, comme si la solution à ses problèmes allait apparaître. Bien sûr, il ne se passait rien... sur le sol. Mais derrière elle, il eut un soupir. Elle ne se retourna pas. Elle savait qui s'était. Une voix se fit entendre :

-Ce n'est pas de ta faute. C'est moi qui aie un problème. J'ai déjà une petite amie...

Là, Noémie se mordit la lèvre. Elle n'avait vraiment aucune chance.

-Cela faisait longtemps que je n'éprouvais plus vraiment les mêmes sentiments qu'elle. Et lorsque je t'ai vu pour la première fois... J'étais certain de ne plus l'aimer. J'ai voulu la quitter, mais elle a eut une dépression à cause de cela. Elle a tenté de mettre fin à ses jours ! Je ne pouvais pas la laisser faire, tu comprends. Mais j'ai aussi des principes. Je refuse de tromper qui que ce soit. Si j'écoute mon cœur, ma petite amie aurait le sien brisé. En ne l'écoutant pas, c'était seulement le mien qui souffrait. Mais tu m'as dis ce qui ne fallait pas dire aujourd'hui...

Noémie se releva. John ne disait plus rien. Elle se retourna et il pu constater des larmes sur son visage. Alors Noémie se jeta dans ses bras. Elle avait quelqu'un sur qui pleurer. Même si c'était à cause de lui qu'elle pleurait...
John l'entoura de ses bras, comme pour la protéger au monde extérieur. Noémie savait qu'il ne pourrait pas choisir entre elle et sa petite amie. C'était peut-être pour cette raison qu'il n'avait jamais parlé de sa vie avant de déménager.

-Comment s'appelle-t-elle ? demanda Noémie.
-Lucy. Pourquoi ?
-Et où habitait-elle ?
-Tu ne vas pas aller la voir non plus... En plus...
-Réponds à ma question s'il te plaît.

Son ton montrait qu'elle n'attendait pas de protestation. John lui donna l'adresse de la dénommée Lucy. Tiens. Elle habitait tout près de la ville.

jeudi 15 mai 2008

Oh le joli papier-peint...

Juste un petit trip, comme ça. J'rentrais chez moi et j'ai vu ce pan de mur, sur lequel était encore collé le papier peint... J'avais l'appareil photo alors j'l'ai utilisé. XD