mardi 22 avril 2008

Sans titre 8X

Nota : Avant de commencer votre lecture, je vous propose un autre jeu : proposez un titre pour ce chapitre ; le meilleur sera sélectionné et le gagnant aura droit à un dessin ! 8D

Noémie regarda Sam. Il avait vraiment de beaux yeux… Celui-ci, se sentant épié, jeta un regard de côté et tomba sur Noémie, qui détourna le regard en rougissant. Il était vraiment beau… Mais Noémie avait peur de lui parler. Et cela avait toujours été comme ça.
Depuis deux ans, ils étaient dans la même classe mais ils ne s’étaient jamais adressés la parole, quasiment. Sam avait vite remarqué que Noémie ne voulait pas vraiment lui parler. Mais pourquoi ? S’il savait que c’était juste la timidité causée par l’amour…
Noémie soupira, et partit. Elle dut traverser la foule de lycéens pour s’éloigner et rentrer chez elle. Elle ne voulait parler à quiconque, et rentra donc à pied pour éviter ses copines. C’était le printemps, il faisait chaud… La marche était très bien.
Le bus passa près d’elle, remplit de lycéens déchaînés, et de Sam qui souriait à une belle fille… Noémie se mordit la lèvre après que le bus soit passé. Il était évidement qu’elle n’était pas la seule à avoir remarqué Sam. Aucune fille ne pouvait résister à son charme. Il était grand, brun, toujours habillé de façon cool… Nouveau soupir.

Une fois arrivée chez elle, Noémie jeta son sac dans un coin, et se dirigea vers sa chambre. Elle ne voulait pas que sa mère la voie pleurer. Pleurer ? Et oui, Noémie pleurait souvent à cause de Sam et de la distance qui les séparait. Elle l’aimait vraiment. Mais lui…
Elle enfouit son visage dans son oreiller pour étouffer ses sanglots. Deux ans gâchés, à vivre dans l’ombre d’un garçon qui n’était nullement attiré par elle. Deux ans à avoir raté tous ses contrôles à force de regarder la belle chevelure brune… Deux ans si tristes et pourtant, remplis de la joie de pouvoir voir l’élu de son cœur. Une fois, elle en avait parlé à quelqu’un, de son amour assourdissant.
Une seule fois, elle avait avoué à sa meilleure amie qu’elle aimait Sam. Mais elle n’avait pas été comprise, sa « meilleure amie » lui avait rie au nez, en parlant d’hormones qui se développent et donnent des fausses idées comme l’Amour. C’était la fin de leur amitié.
Les larmes de Noémie ne coulèrent plus. Et oui, elle avait tout abandonné pour lui. Mais elle n’osait pas lui parler… Quelle idiote elle faisait.
Mais… Quand il l’a regardait, elle se sentait si mal. Elle avait une boule dans la gorge qui empêchait tout son de sortir, et la nausée la paralysait. Alors lui parler, c’était inimaginable. Elle avait pensé à lui écrire un mot, mais c’était lâche. Se déclarer était si compliqué de nos jours…

Noémie se réveilla en sursaut. La sueur coulait sur son visage. Elle venait de faire un mauvais rêve horrible, peut-être dû à la chaleur, mais elle ne s’en souvenait plus… Il devait être tôt de plus, et ça serait dur de se rendormir…
Un cri retentit dans la pièce. Les cours avaient commencé depuis dix bonnes minutes déjà ! Noémie jura, se leva, s’habillant rapidement et fit sa toilette encore plus vite. Elle courait à présent. Le bus vint au moment même où elle arriva à l’arrêt. Un peu de chance dans la malchance.
Une quinzaine de minutes plus tard, elle arriva à son lycée. Elle courrait de nouveau. Tiens, son lacet était défait… C’était dangereux ça.
Noémie percuta quelqu’un dans sa course folle. Elle tomba à terre et l’autre personne aussi. La silhouette en face se releva la première et tendit la main à Noémie pour l’aider à se relever.
-Ca va ?
Cette voix… Noémie regarda la personne qu’elle avait percutée. Sam la regardait en souriant. Noémie se sentit rougir jusqu’aux oreilles. Elle attrapa la main de Sam, et sentit qu’il n’eut aucun problème pour la relever. Elle s’excusa mais il ne l’écoutait pas vraiment. Il se contentait de lui sourire.
-Je ne suis pas le seul en retard à ce que j’vois, dit-il. Pas la peine de te presser, une fois que tu es en retard, ça change plus rien…
Quelle drôle de façon de penser. Noémie le contempla et se rendit compte que Sam attendait une réponse. Elle acquiesça et sourit à son tour. Le destin lui offrait une deuxième chance. Ils firent le reste du chemin jusqu’à leur classe ensemble, puis reprirent leur vie habituelle…
Noémie ne savait plus quoi penser. Ils avaient parlé ensemble, mais elle ne savait pas ce qu’elle avait dit. Elle s’entendait rire, mais ses battements de cœur étaient trop forts…
La lycéenne écarquilla les yeux. Elle avait proposé à Sam de lui offrir une glace pour se faire pardonner. Elle lui avait proposé de sortir ensemble !
Et il avait accepté… Noémie secoua la tête, l’air abattu. Elle avait de l’argent sur elle au moins. Mais peut-être qu’elle bafouillerait devant lui, ou dirait une ânerie, ou encore elle lui montrerait une Noémie tellement asociale et timide qu’il ne voudrait plus l’approcher.
Elle lui jeta un regard. Il l’a regardait aussi. Il sourit, puis prit un coup de poing de son copain. Il recommença à parler avec ce dernier, comme toutes les semaines, à ce cours… Le prof ne dirait rien, comme la plupart des profs.
Noémie passa le reste de la matinée plongée dans ses pensées. Elle était anxieuse d’avoir à partager un repas avec Sam. Bien sûr, ce n’était qu’une glace, entre camarades…
La dernière sonnerie se fit entendre. Noémie, d’un pas lent, sortit de sa salle de cours et se dirigea vers la cantine. Elle prit un plateau, les plats et paya, comme à son habitude. Elle mangea seule ce midi. Sam était déjà en train de manger avec ses amis.
Noémie pensait qu’il l’avait déjà oubliée quand elle sortit de la cantine. Mais non. Sam la rattrapa en souriant.
-Alors cette glace, ça tient toujours ?
Noémie acquiesça. Ils sortirent du lycée et se dirigèrent vers le marchand de glaces ambulant. Sam était assez bavard. Ca comblait les silences de Noémie. Ils choisirent des glaces et s’assirent ensemble un peu plus loin ; c’était facile à voir que Sam voulait connaître Noémie, mais elle ne remarquait pas. Elle pensait juste qu’il était bavard et qu’il voulait une glace.
Il y eut un long silence. Noémie leva la tête. Sam la regardait attentivement. Puis il lança un « t’es vraiment sympa Noémie » et dit qu’il devait partir. Ce qu’il fit. Noémie ne bougea pas. Elle le regarda s’éloigner, puis s’accorda un sourire en rougissant.
-Toi aussi, t’es sympa Sam…
A son tour, elle se leva et repartit au lycée pour les cours.

-Eh ! Ca va pas !?
Noémie repoussa Sam qui venait de l’arroser avec sa bouteille. Il se mit à rire, et Noémie l’imita. Puis elle lui arracha la bouteille d’eau des mains et le mouilla aussi. Il eut une réaction semblable à la sienne, puis les deux jeunes se remirent à pouffer de rire.
Voila deux semaines que Noémie et Sam étaient devenus proches. Deux semaines que, après avoir mangé une glace ensemble, Sam avait voulu revoir Noémie. Deux semaines durant lesquelles Noémie nageait dans le bonheur. Sam l’appréciait au point de traîner avec elle plus qu’avec ses propres amis.. Et puis, elle ne l’avait pas revu dans les bras d’une autre fille depuis quelques jours. C’était merveilleux. Tout allait pour le mieux pour Noémie.
Elle était prête à se déclarer. Certes, elle détruirait leur amitié naissante, mais elle l’aimait et il devait ressentir la même chose. Elle manquait encore de courage par contre. C’était si dur de prononcer cette phrase si simple.
Sam et Noémie mangeaient ensemble tous les midis, ils rentraient ensemble, et passaient certaines pauses ensemble. Le bonheur.
Noémie arrêta de rire et regarda Sam.
-Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda-t-il.
Noémie sourit et lui dit qu’il n’y avait rien.
Ils passèrent la fin de la journée ensemble, discutant joyeusement. A la fin des cours, ils rentrèrent encore ensemble. Sam faisait un détour pour raccompagner Noémie.
Sans prévenir, Noémie s’arrêta brusquement. Sam l’imita, en retard. Il se retourna et l’interrogea du regard. Elle avait l’impression qu’elle n’arrivait plus à respirer. Elle reprit son souffle, et regarda Sam dans les yeux.
« -Sam…. Je… Je, balbutia-t-elle.
-Quoi Noémie, tu quoi ?
-Sam… Je… Je t’aime. »
Sam ouvrit puis ferma la bouche, comme un poisson rouge. Il y eut plusieurs expressions sur son visage que Noémie ne déchiffrait pas. Il inspira, puis parut gêné.
-Noémie… Tu es juste une grande copine pour moi, tu sais…
Noémie ne savait plus où se mettre. Elle devait être ridicule pour Sam. Comment avait-elle pu imaginer qu’il soit attiré par elle ? Elle secoua la tête et s’excusa, puis se mit à courir. Sam l’appela. Les larmes lui piquaient les yeux. Elle venait de briser leur amitié et un amour impensable en même temps. Qu’elle était bête !
Quelqu’un lui agrippa le bras. Elle s’arrêta net, et couvrit son visage avec son bras. Sam lui parlait, elle ne l’entendait pas. Elle posa sa main sur celle de Sam, qui tenait toujours son bras, puis la lui retira. Elle le regarda dans les yeux et se remit à courir, toujours en pleurs. Sam ne l’arrêta pas cette fois. Elle arriva chez elle, épuisée et hors d’haleine. Sa mère lui demanda ce qu’elle avait, mais elle se dirigea vers sa chambre et s’enferma dedans.
Elle n’entendait pas sa mère la suppliant d’ouvrir en frappant sa porte, elle n’entendait pas son portable qui sonnait avec « Sam » écrit dessus, elle n’entendait plus rien sauf la phrase de Sam.
« Noémie… Tu es juste une grande copine pour moi… »
Jamais elle ne pourrait retourner à l’école, plus jamais elle ne pourrait revoir Sam…

Eh bien !? Que va donc décider Noémie ? La suite, dans le prochain épidose (démarquons-nous et laissons cette faute en tant que griffe ú_ù).
P.S. : N'oubliez pas le concours de titre !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

à l'O² rose :D