Tada ! La suite de l'histoire. Celle-ci vous fera-t-elle oublier le suspens de l'autre jour ? Vous le saurez à la fin de votre lecture U_U
Noémie avait passé toute la nuit à pleurer. Le lendemain, sa mère avait consenti à la laisser seule chez elle, et ne pas aller en cours.Puis le week-end arriva. Noémie recommença à sortir de sa chambre mais elle ne voulait pas répondre à sa mère qui était vraiment inquiète pour elle. Elle répondait juste « rien ».
Puis le lundi arriva, et sa mère la força à retourner en cours.
Devant le lycée, Noémie restait à observer les lycéens qui entraient. Elle ne pouvait pas retourner en cours… Alors elle resta devant le lycée toute la journée. Elle n’avait plus faim, et ne mangea pas le midi. Puis, dix minutes avant que sa classe ne sorte, elle prit le bus et rentra chez elle.
Elle ne quitta pas sa chambre de la soirée, sauf pour le dîner. Elle ne pouvait pas sécher ses cours longtemps encore… Mais c’était si dur d’affronter le monde. Elle s’imaginait Sam, se moquant de sa déclaration avec ses copains… Non, ce n’était pas son genre. Mais qu’en savait-elle après tout ?
Elle passa la nuit sans dormir quasiment. Ça ne faisait que quelques jours que le drame était arrivé mais elle avait changé. Son regard semblait toujours vide et triste, elle avait déjà perdu du poids et des cernes apparaissaient sous ses yeux. Le changement était stupéfiant et effrayant à la fois ; sa mère se faisait vraiment du souci pour elle mais elle n’arrivait pas à passer la barrière que venait d’ériger sa fille.
Mardi vint. Noémie n’alla pas en cours cette fois-ci encore. Elle passa la journée assise derrière un arbre un peu à l’écart du lycée, à pleurer. Elle se faisait du mal, elle le savait, mais pourtant elle ne pouvait s’empêcher d’avoir des remords.
En rentrant chez elle ce soir-là, elle trouva sa mère au téléphone. Celle-ci, voyant Noémie qui venait de rentrer, s’empressa de mettre fin à sa conversation.
-C’était ton lycée, Noémie…
L’interpellée fixa le sol puis fit un pas en avant avec l’attention de s’enfermer dans sa chambre, mais sa mère se mit devant pour l’arrêter.
-Tu as manqué deux journées de cours. Qu’est-ce qu’il y a ?
Noémie sentit les larmes monter. Qu’on la laisse tranquille à la fin !
-Laisse moi maman, laisse moi s’il te plaît…
-Tu ne veux pas m’en parler peut-être, mais tu aurais pu me prévenir ! Il aurait pu t’arriver n’importe quoi et je ne l’aurais jamais su !
-Laisse-moi…
Noémie avait du mal à parler. Sa gorge la brûlait. Elle dut promettre à sa mère d’aller en cours le lendemain.
Lorsque sa mère la déposa devant le lycée –car elle avait décidé de l’amener jusqu’à l’intérieur du lycée pour s’assurer que sa fille ne sèche pas une fois encore- elle claqua la portière et accompagna sa fille jusqu’à un surveillant qui devait s’assurer qu’elle ne quitterait pas le bâtiment jusqu’à sa dernière heure de cours.
Noémie regardait toujours le sol, mais elle sentait qu’on l’observait. On devait penser au pire en la voyant.
Sa mère partit, et elle resta avec le surveillant, à l’intérieur, de peur de croiser Sam dans la cour. Elle devait l’éviter à tout prix…
Durant les cours, plusieurs personnes lui demandèrent si elle allait bien. Elle ne répondait pas. Les profs s’inquiétaient aussi de sa santé mais Noémie affirmait qu’il n’y avait rien. Sam essayait de lui parler, mais lorsqu’il s’approchait, elle accélérait. Elle passa les récréations et la pause déjeuner enfermée dans les toilettes. Mais elle ne pleurait plus.
Le lendemain se passa exactement de la même façon. Noémie était presque contente de réussir si bien à éviter Sam.
Mais Sam alors ? Il devait penser qu’elle était fragile et sensible, à l’extrême ; ou encore il s’en voulait terriblement de l’avoir autant touché.
Noémie se mordit la lèvre. C’était une situation vraiment désagréable.
Puis vint un autre jour. La matinée commença comme les autres. A la fin du dernier cours, avant midi, Sam réussit à se placer devant Noémie pour qu’elle ne parte pas. Il allait parler mais Noémie le poussa violemment et s’enfuit au dernier étage du lycée, là où il n’y avait quasiment personne, car il n’y avait que le CDI. Elle se dirigea vers un mur et s’assit contre un des piliers qui dépassait le mur afin de se retrouver dos contre le pilier, et jambes le long du mur. Il y avait un cœur peint au dessus de la jeune fille. Elle le regarda, et ramena ses jambes vers elle. Ses yeux la brûlaient de nouveau. Elle se leva et entra dans le CDI. Elle demanda à la documentaliste si elle pouvait utiliser ses toilettes pour se passer de l’eau sur le visage. La documentaliste, voyant l’état de Noémie, ne refusa pas.
Noémie se passa donc de l’eau fraîche sur le visage, et, après s’être bien essuyé, elle retourna contre son pilier. Le visage bouffi, elle ne pouvait détacher son regard du cœur peint.
Mais, elle n’avait pas vu que Sam était derrière elle, adossé de l’autre côté du pilier. Il avait ramené ses genoux vers son buste et enfoui son visage dans ses bras. Lui non plus il n’avait pas vu Noémie. Il leva la tête et se mit ensuite à regarder le plafond. Puis il entendit des sanglots étouffés près de lui. Il resta quelques instants silencieux, comme par respect, puis se leva et regarda qui était à côté de lui. Il vit Noémie, le visage rouge à moitié caché par ses mains. Il s’agenouilla.
-Noémie…
Celle-ci retira ses mains et regarda Sam. Elle avait l’air si fatiguée… Elle le savait, elle n’avait même plus la force de le faire partir. Alors elle ne dit rien, ne fit rien.
-Je suis désolée de t’avoir fais de la peine tu sais. Mais j’ai pensé que notre amitié durerait plus que notre amour alors… alors j’ai…
Sam attendait une réaction de sa part, Noémie le savait. Il ne voulait pas avoir à continuer son discours. Mais elle attendit qu’il continue. Sam soupira, et poursuivit donc.
-Alors j’ai renié mes sentiments. Noémie, depuis longtemps je voulais être avec toi, mais on est devenu ami et je n’étais pas sûr que si on sortait ensemble… On resterait longtemps ensemble. Mais là…
Noémie sentait un pincement au cœur. Il ne le disait pas. Il ne voulait pas s’avouer directement. Mais il venait de lui dire qu’il l’aimait à sa façon ! Que c’était merveilleux ! Noémie regarda Sam dans les yeux et essaya de sourire, mais ses larmes récentes faisaient apparaître un sourire forcé. Puis, Sam fit ce dont elle rêvait depuis si longtemps. Il l’embrassa et lui murmura à l’oreille qu’il l’aimait. Noémie se remit à pleurer, mais de joie cette fois. Elle s’entendit rire puis se jeta dans les bras de son nouveau petit ami.
Alors, pensez-vous que c'est la fin de l'histoire de Noémie ? 8P Vous le saurez dans deux jours...
2 commentaires:
Haha ! Je connais la fin MOI *GOUHAHA*
Mais franchement, les histoires à l'eau de rose comme ça... Mouerf 8/
Si tu veux savoir, j'me suis énervée toute seule en l'écrivant ("putain ! comme si ça se passait comme ça dans la vraie vie !") Mais c'est ce genre d'histoire que j'écris facilement et l'image m'a inspiré ça U_U
Arf, pourquoi tu as parlé de "fin" ? Maintenant les lecteurs potentiels vont savoir que c'est pas encore fini...
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